Chapitre 3 Motorisations
Le diesel recule, l’électrique s’impose
En 2025, le diesel représente encore 56,9 % du parc de véhicules en Grand Est, soit 1,2 point de plus que la moyenne nationale (55,7 %). Sa part recule toutefois régulièrement depuis 2016 ou elle était de 69,2 %. Dans le même temps, l’électrique a vu sa part multipliée par 20, atteignant 2,5 %. À l’échelle nationale, la diffusion est légèrement plus rapide, les véhicules électriques représentant 2,7 %. La rupture de tendance s’est produite en 2021, sous l’effet conjugué du bonus écologique, du déploiement des bornes de recharge et du renouvellement de l’offre des constructeurs.

Un véhicule essence sur huit est désormais hybride
La transition énergétique ne se résume pas à la seule percée de l’électrique. Au sein de la famille essence, l’hybridation non rechargeable s’est généralisée : 9,5 % des véhicules essence sont désormais des hybrides non rechargeables. Les hybrides essence rechargeables ont été multipliés par 23 depuis 2016 et représentent désormais 3,2 % des véhicules essence. Du côté du diesel, la dynamique est inverse : les hybrides restent marginaux à moins de 1 % de la famille, et le diesel thermique classique est la seule motorisation dont la part recule sur toute la période.

Le diesel est quasi exclusif pour les poids lourds et les utilitaires
La nature du véhicule conditionne fortement sa motorisation. Pour les poids lourds et les utilitaires légers, le diesel est omniprésent : sa part dépasse 90 % dans les deux catégories. Ceci est vrai aussi bien en Grand Est qu’en France métropolitaine. La transition énergétique ne concerne pour l’heure que très marginalement ces usages professionnels. Pour les voitures particulières, la situation est différente : la part du diesel s’établit à 51,0 % en Grand Est contre 49,0 % au niveau national, et l’électrique y représente 2,7 % des voitures contre 2,9 % en France métropolitaine.

L’évolution sur neuf ans confirme que le changement vers les nouvelles motorisations se produit presque exclusivement dans le segment des voitures particulières. La progression de l’électrique et des hybrides y est nette et s’accélère depuis 2021. Chez les utilitaires et les poids lourds, la part des motorisations diesel reste stable, reflétant l’absence d’alternative crédible à grande échelle pour ces usages intensifs.
